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L'Altitude des Orties

Roman écrit par

Julie Moulin, Fred Boquet, Lolvé Tillmanns, Eric Buillard, Michael Perruchoud, Blaise Hofmann, Sébastien G. Couture, Bertrand Tappy

en 50 heures dans La Cabinerie. ICI

Des passants intrigués, surpris, curieux, observent, à travers les vitres d'un espace confiné, une femme, un homme, assis face à un ordinateur, entouré d'un petit chauffage d'appoint et accompagné d'une bouteille de rhum et d'un thermos de thé, destinés à leur tenir chaud pendant ces journées crues d'un mois de février. Sur la porte, ces passants peuvent lire une pancarte "Défense de nourrir les auteurs sans leur accord".
A tour de rôle ces hommes et ces femmes se succèdent, se passant le flambeau, pour réaliser un défi un peu fou, à savoir rédiger un roman à huit voix et seize mains pendant 50 heures d'affilée, dans un espace de 1.2 m2 insolite, à savoir une ancienne cabine téléphonique située dans le quartier d'Alt de la ville de Fribourg. Car ces femmes et ces hommes sont des écrivaines et des écrivains, qui ont bravé le froid et les courants d'air, se sont soumis au regard des passants, et aux contraintes du lieu pour réaliser une œuvre collective et singulière. Munis de leur inspiration, et des outils informatiques nécessaires à l’avancée de l’ouvrage, elles et ils ont mis leurs talents et leurs idées en commun pour faire progresser une histoire sur le fil, entre le savoir-faire d’écrivain et les affres de l’improvisation.
   Alan Humerose, photographe et fondateur de La Cabinerie, une galerie d’art et de curiosités, a réalisé, lui aussi pendant ces 50 heures, les images de cette aventure. Première cabine réaffectée et réinventée en ville de Fribourg, La Cabinerie poursuit un programme d’expositions et d’événements tout au long de l’année.
Comme les écrivaines et écrivains qui se sont prêtés au jeu de ce roman collectif, les artistes exposés embrassent avec brio les contraintes physiques de cette cabine téléphonique. Leurs œuvres prennent alors une nouvelle dimension. Les œuvres et les artistes (se) jouent des lumières, des transparences, qui évoluent avec les heures de la journée et les saisons, du micro-climat intérieur capricieux. Elles s'offrent au regard des passants qui prennent le temps de s'arrêter pendant quelques instants pour les contempler, les discuter, les questionner. En outre, La Cabinerie, soucieuse de la collaboration avec d'autres entités culturelles, organise des événements, tel que celui qui fait l'objet de cet ouvrage réalisé en partenariat avec le Salon du livre romand.
Il ne reste alors plus qu'à la lectrice et au lecteur que vous êtes de poursuivre cette aventure, en vous laissant porter par les mots et les images, produites au sein d'un espace confiné mais qui ne demandent qu'à s'en échapper.